Bannière (2)

Bannière (3)

Bannière (4)

Musée national d’art islamique de Raqqâda

 

Après Kairouan, Raqqâda est la seconde ville princière au IXe siècle. Elle est située à 10 km au sud-ouest de celle-là et se présente aujourd’hui sous forme de vestiges plus ou moins bien conservés intégrés dans un parc d’une vingtaine d’hectares dans lequel a été érigé, dans les années 60, un palais présidentiel qui, depuis, a été reconverti en musée et en centre de recherches spécialisé dans la civilisation islamique en Tunisie.  La salle d’entrée du musée a été consacrée à la Grande Mosquée de Kairouan dont une superbe maquette en bois réalisée à l’échelle 1/50° avec une coupe au niveau du minaret et de la nef axiale, permet au visiteur de découvrir les diverses particularités architecturales qu’une visite nécessairement rapide n’autorise pas. En face de cette maquette, une copie du mihrâb (niche indiquant la direction de la Mecque) de cette mosquée.  Cette salle est suivie de celle dite de la céramique où est exposée une importante collection d’objets en céramique d’époques aghlabide (IXe siècle) et fatimide (Xe siècle) provenant essentiellement des sites de Raqqâda et de Sabra (non loin de Kairouan). Vient ensuite la salle des monnaies avec une très importante collection de pièces de monnaies retraçant l’histoire économique de l’Ifriqiya durant plus de six siècles. La plus belle salle du musée est celle dite à coupole qui retient l’attention des visiteurs par la minutie de son ornementation, ses vitraux et sa vue sur le parc. Dans cette salle sont exposées de précieuses pièces en verre, en plomb et en bronze. La salle dite des Corans, enfin, renferme des feuillets de Coran sur parchemin : la diversité des formes, l’élégance de la calligraphie dans divers styles, l’extrême richesse de leur ornementation font de cette collection un trésor inestimable.

  Source: http://www.patrimoinedetunisie.com.tn

 

 

 

Musée d’El Jem

 

Les spécialistes recommandent la visite de ce musée avant celles des autres vestiges de la cité antique de Thysdrus – aujourd’hui, El Jem –. C’est que cet espace recueille de nombreux éléments architectoniques qui entraient dans la décoration des somptueuses demeures et édifices publics thysdritains, en particulier, les éblouissants pavements de mosaïques, assurément parmi les plus beaux de l’Antiquité romaine.

Le musée a été aménagé à l’emplacement d’une villa romaine dont il restitue l’organisation spatiale : une cour centrale entourée d’un péristyle – préau – qui donne accès aux chambres. Là, sont exposés des objets – sculptures, tableaux en mosaïque, céramique, etc. – provenant de campagnes de fouilles menées à Thysdrus aussi bien que dans les environs de la cité.

 

Depuis peu, cet espace a été enrichi par une nouvelle aile qui illustre de manière très éloquente la richesse et la diversité de l’artisanat de l’époque romaine.

Le musée donne directement accès à un « parc archéologique » comprenant les vestiges de la villa dite du paon et de Sollertiana, une superbe demeure patricienne qui conserve in situ nombre de ses pavements en mosaïque. Dans la même aire, il a été procédé à la reconstitution, grandeur nature, de « la maison d’Africa », une somptueuse demeure aristocratique édifiée vers les années 170 ap. J.C. découverte fortuitement dans les années 1990 et qui tire son appellation de deux tableaux en mosaïque figurant, dans leur médaillon central, l’un la déesse Africa, l’autre la province d’Afrique, seules représentations connues du continent africain.

 

Source: http://www.patrimoinedetunisie.com.tn

 

 

 

 

 

 

Le Site archéologique de Pupput

 

Pupput est une cité antique dont l’emplacement se situe à environ trois kilomètres au nord-ouest de la médina de Hammamet et qui est aujourd’hui submergée par la zone touristique aménagée sur la majeure partie du site archéologique.

 

Voisine de Neapolis, dont elle avait probablement été une cité satellite, Pupput a été mentionnée pour la première fois en 168 après avoir été érigée en municipe dirigé par un conseil d’élus. Elle semble avoir pris une importance certaine aux II° et IIIe siècles au cours desquels elle a pris une grande extension et s’est dotée d’un grand nombre de monuments publics.

 

Au Moyen-Age, la ville a été défendue par une citadelle byzantine. Après la conquête arabe, la ville prit le nom de Qasr Zaïd avant d’être, en 1303, prise et ravagée par des pirates catalans, ce qui sonna définitivement le glas de la cité sur les ruines de laquelle se sont installés les charbonniers de la ville de Hammamet.

Des « fouilles de sauvetage » entreprises par les archéologues à l’occasion de découvertes fortuites effectuées à la faveur de travaux de terrassement ont permis de mettre au jour et de sauver une partie de la nécropole et un grand quartier résidentiel comportant des maisons, un complexe thermal et des installations hydrauliques. Ces fouilles ont fourni un mobilier funéraire et des éléments de décoration architecturale, en particulier, des pavements de mosaïque qui révèlent un bel art de vivre.

 

Source: http://www.patrimoinedetunisie.com.tn

 

 

Le Site archéologique de  Thuburbo Majus

 

L’initiale « t » du toponyme atteste de l’origine libyque de la cité, mais l’époque de sa fondation est inconnue. On sait seulement qu’elle se rangea, lors des guerres puniques, du côté de Carthage contre Rome et que cela lui valut plus tard un lourd tribut. En 27 avant J-C., Octave Auguste installa dans son voisinage une colonie de vétérans italiens aux côtés des autochtones. Ce n’est qu’en 188 que les deux cités jumelles fusionnèrent et que la ville entra dans une ère de grande prospérité, se dotant de somptueux monuments publics et de superbes demeures.

 

Thuburbo connut un déclin au milieu du IIIe siècle avant une brillante renaissance au IVe siècle, la conduisant jusqu’à se proclamer Respublica Felix Thuburbo Majus. L’invasion vandale, au milieu du Ve siècle, mit fin à la prospérité de la ville et la ramena au rang d’une bourgade qui ne tarda pas, après la conquête arabe, à être désertée.

Le site est assez étendu, environ 40 hectares. Partiellement fouillé, il est «capitonné» de nombreux édifices, monumentaux pour la plupart, tel le capitole, avec ses 6 colonnes en façade et deux en retour hautes de 8,50m et de 0,85cm de diamètre ; ou le temple de la Paix et celui de Mercure, le temple de Caelestis, patronne de la cité, celui de Cérès, transformé en basilique au IVe siècle, les thermes d’été et ceux d’hiver, sans compter le marché, le quartier résidentiel…

 

Source: http://www.patrimoinedetunisie.com.tn

 

 

 

 

 

 

 

Le Site archéologique de Kerkouane

 

   C’est l’un des sites archéologiques les plus précieux de Tunisie, car l’unique, jusqu’à nos jours, dont la fondation remonte à l’époque punique – peut-être au VIe siècle av. J-C. – et que les Romains n’ont pas reconstruit après l'annexion de l'Afrique à l'empire romain, nous léguant ainsi un espace urbain, celui d’une petite cité qui n’a pas encore été identifiée, typiquement punique. 

 

Apparemment abandonnée après sa destruction par le consul romain M. Atilus Regulus en 256 av. J.C avant d’être redécouverte au début des années 50 du siècle dernier, la ville avait été pour ainsi dire arasée. Mais les vestiges nous offrent aujourd’hui le plan d’une cité typiquement punique, avec le tracé très net de maisons dotées de toutes les commodités (baignoires et fours compris), décorées de pavements de mosaïques primitives dont l’une figurant la déesse punique Tanit. 

 

Cité côtière, Kerkouane a été dotée d’un port dont subsistent encore quelques tronçons, elle devait s’adonner au commerce avec d’autres ports méditerranéens vers lesquelles elle exportait des produits agricoles mais aussi artisanaux, à l’instar de tissus teint en pourpre, des installations de fabrication de cette substance ayant été découvertes près de la côte, de même que les boutiques d’un quartier commerçant. Un musée regroupant quelques objets découverts sur le site, a été érigé à l’entrée.

Source: